Qu’est-ce que l’hypnose ? Et quand y recourir ?

L’hypnose, une entreprise autoritaire

L’hypnose consiste à amener – par une entreprise de suggestion autoritaire – un sujet (le plus souvent dans une démarche d’allégeance volontaire) à littéralement « verrouiller » ou « inhiber » certaines parties de son cerveau et/ou à en « désinhiber » d’autres, pour modifier ses perceptions, voire ses comportements.

Mais que signifient le mot « autoritaire » et l’autorité, en général ?
Le mot autorité signifie trop souvent une prise de pouvoir arbitraire (voire brutale) d’un sujet dominant, sur le comportement d’un sujet dominé.

Mais le terme d’autorité peut aussi signifier une compétence reconnue, une légitimité, dans un domaine particulier. On dira, par exemple : Cet ouvrage (ou cet auteur) fait « autorité » en la matière. Ainsi, en principe, l’autorité qu’exercent les parents, sur leur enfant, est légitimée par leur savoir, leur expérience et bien sûr leur désintéressement, leur bienveillance et leur amour.

  • L’hypnose utilisée pour de spectaculaires démonstrations, dans les cirques ou le music-hall, au cours desquelles des personnes du public sont endormies sur commande et/ou se livrent à différentes actions saugrenues ou burlesques, appartient à la première catégorie d’autorité.
  • L’hypnose utilisée dans le domaine médical relève de la deuxième catégorie. On l’utilise par exemple en psychiatrie pour inhiber certains centres liés à la douleur, ou encore pour inhiber un processus d’autocensure (provenant du cerveau gauche) et permettre ainsi à des souvenirs anciens de remonter à la conscience du patient.  Rappel : Notre cerveau est complexe et toutes ses zones sont interactives. Il existe cependant une représentation moderne, certes schématique et/ou conventionnelle, qui isole deux grandes zones « spécialisées », aux fonctions différentes et complémentaires: les hémisphères cérébraux gauche et droit.

Ce que peut l’hypnose

L’hypnose en médecine et en psychologie permet, par exemple, une action :

  • analgésique : elle permet un contrôle de la douleur (lors d’un accouchement par exemple, ou bien en chirurgie dentaire).
  • sur certaines hypertensions artérielles, asthme, eczéma, psoriasis, verrues, prurit, toutes les affections psychosomatiques et dysfonctionnements sexuels ;
  • contre les acouphènes, vertiges, migraines, insomnies, tics, stress, anxiété, la peur, les phobies;
  • contre l’agressivité, le traitement de la douleur, les névroses, l’anorexie, la boulimie;
  • pour favoriser le sevrage, en cas de dépendance alcoolique, tabagique, toxicomaniaque;
  • pour combattre les phobies, l’énurésie, les dépressions, les névroses post-traumatique;
  • contre le manque de confiance en soi, la timidité, le rougissement;
  • pour la préparation aux examens et concours;
  • pour résoudre les problèmes scolaires, professionnels, les problèmes relationnels de couple, mais aussi de la famille;
  • en médecine du sport : la visualisation et l’anticipation en hypnose sont utilisées pour améliorer les performances;
  • chez le malade cancéreux : utilisation de la visualisation en hypnose pour augmenter l’action de la chimiothérapie ou des greffes de moelle osseuse.

Comment fonctionne l’hypnose ?

Contrairement à une idée répandue, l’hypnose ne vise pas à endormir  le sujet, mais à le placer dans une attitude de « lâcher prise » ou de baisse de vigilance, le rendant réceptif aux suggestions de l’hypnotiseur.

Il est généralement nécessaire, pour cela :

Il existe deux principaux types d’hypnose :

  • La première, conventionnelle, fut pratiquée jusqu’à Freud et consiste à suggérer au patient des capacités. Par exemple : «Tu guériras  », et le patient de guérir.
  • La deuxième, l’hypnose Ericksonienne, plonge le patient dans un état de semi-veille , dans lequel il peut encore percevoir la voix du thérapeute et réagir à ses suggestions.

L’association MédiThérapie  organise des séminaires et formations de découverte de l’hypnose.

On peut ici noter qu’il existe d’autres techniques, pour apaiser, reconnecter le sujet en panique ou en perte de repères, pour l’aider à canaliser ses énergies dans un sens ordonné et positif, par exemple le Shibari japonnais (cf. Shibari, allégeance et Shiatsu).