Jeux de rôles : Que faut-il entendre par domination et soumission ?

Que faut-il entendre par domination et soumission  ?

Il est important de faire découvrir aux participants aux séances de coaching, stages et/ou séminaires, l’outil que peut représenter, pour chacun une parfaite connaissance du jeu social « dominant/dominé », si l’on met toute son application et son intelligence à entrer dans les personnages successifs du dominant et du dominé. Il ne s’agit bien sûr que d’un jeu et il convient de garder le souci de l’élémentaire et nécessaire respect de chaque partie, vis-à-vis de l’autre

Les avantages de la soumission

Ce n’est en effet que lorsqu’on a perçu tous les sentiments du dominé ou soumis  (notamment le confort d’être protégé et guidé) qu’on peut entrer, sans arrière pensée, dans ceux du dominant.

Dans l’inconscient collectif, la relation dominant/soumis est parfois perçue comme une relation bourreau/victime. Or, les choses ne sont pas si simples : le dominé ou soumis  est souvent loin d’être une victime. Et surtout, il est loin de s’imaginer comme tel.

Par ailleurs, dans le jeu de domination, comme dans la vraie vie, il n’est souvent pas de bourreau sans victime consentante.

Couramment, le soumis  n’est pas une victime, mais un partenaire consentant du dominant.  Le soumis  poursuit en effet sa propre stratégie d’allégeance à une autorité reconnue et acceptée, en échange d’avantages.

De manière générale, ces avantages sont, par exemple :

  • Protection (en particulier), vis-à-vis de l’immense population des individus ne bénéficiant pas de la même protection ;
  • Reconnaissance (du dominant  et d’individus plus faibles, ne bénéficiant pas de la même utile  protection, par exemple) ;
  • Estime de soi (pour avoir su se débrouiller pour s’attirer une protection « flatteuse  » et/ou précieuse ) ;
  • Diverses récompenses, adroitement distribuées, par le dominant;
  • Le fait de pouvoir se laisser porter, d’être à même d’abaisser son niveau de vigilance et d’économiser son énergie (action et réflexion) :
  • Le fait de s’autoriser des transgressions  et des actes interdits, en toute bonne conscience , puisque le soumis ne décide plus mais ne fait qu’obéir aux ordres (le zèle des seconds couteaux et hommes de main, dans un milice, en sont un exemple ; en matière sexuelle, la soumission est également un moyen de désinhibition efficace, pour goûter des plaisirs interdits). Nombre de sujets frustrés, par une vie trop cadrée et/ou une morale trop stricte, aspirent en effet à de ponctuelles et salutaires mini-transgressions.

Les exemples de ce type de soumission active (voire fervente) sont par exemple :

  • L’ouvrière, soumise  à son contremaître ou la secrétaire, soumise à son chef de service,
  • L’élève, soumis  à son professeur,
  • L’homme de troupe, soumis  à son sous-officier ou officier,
  • Le courtisan, soumis  à son monarque (ou le militant admirant son député),
  • ou plus simplement le bébé, soumis  à sa mère nourricière,
  • l’amant à sa maîtresse (ou le contraire), dans le cadre de jeux érotiques entre adultes consentants (en couple, voire en groupe),
  • etc.

Plus largement, nos interactions, avec notre environnement familial, amoureux, professionnel ou autre, sont multiples, car nous sommes tous, tour à tour, soumis  ou dominants, suivant les circonstances, les opportunités, les objectifs, les stratégies quotidiennes.

Il faut ainsi reconnaître que la soumission présente souvent, avant toute chose, un grand confort et un apaisement certain, pour autant qu’on ait à faire à un dominant respectueux du soumis, ainsi que du contrat (oral ou écrit) qui existe entre les deux parties.

Dominer avec bienveillance

Appliquée à la réussite sociale, cette constatation conduit une réflexion sur une stratégie de dialogue plus autoritaire, plus paternaliste ou dominante, dans les différents champs de nos échanges sociaux. Une posture protectrice et rassurante, contribue au nécessaire « lâcher-prise », des personnes avec qui nous avons commerce qui s’en trouvent ainsi apaisées et conciliantes.

Quant au dominant, il est souvent protecteur avant tout (plus que censeur). Il aime parfois sincèrement son/sa partenaire dominé(e). Cette relation n’est cependant harmonieuse (et pérenne) que librement consentie.  « Cinquante nuances de Grey » (titre original : Fifty Shades of Grey) est une romance érotique, écrite par la Britannique E. L. James, qui illustre, de manière amusante, ce que peut être la formalisation écrite d’un tel accord d’allégeance ou de soumission / cf. Réussir, s’accomplir. Et trouver son « rôle », dans la société des hommes.

L’association MédiThérapie propose des scenarii de jeux de rôles, pour donner matière à des simulations de situations qui sont de nécessaires illustrations de ce propos (en jouant, en particulier sur les registres du cerveau droit) / cf. ACCUEIL et/ou Le « lâcher prise », toucher et massage.

Une autre manière de goûter, de manière volontaire, à l’allégeance jubilatoire à une autorité protectrice est dominante reconnue est l’expérience du Shibari japonais / cf. Shibari, allégeance et Shiatsu.