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Le jeûne thérapeutique (ou diète hydrique)

Il existe plusieurs écoles et plusieurs traditions qui défendent ou recommandent le jeûne thérapeutique. Ce jeûne, outre sa vocation thérapeutique, peut avoir une dimension spirituelle. Dans tous les cas, il doit être respectueux de l’intégrité corporelle et de la préservation de la santé physique et psychique de celui qui le pratique. Tout d’abord, il faut savoir que le jeûne, même prolongé au-delà d’une semaine, ne présente aucun danger pour un sujet en bonne santé disposant de réserves graisseuses suffisantes. Dans tous les autres cas il ne sera pas a priori exclu mais devra être pratiqué sous un contrôle médical strict et probablement avec des compléments nutritifs adéquats.

Le jeûne : une tradition préhistorique

Le jeûne est une pratique qui puise ses racines très loin, à l’époque de la préhistoire, à laquelle nos ancêtres ne pouvaient aucunement prétendre à trouver à heure fixe un repas consistant tous les jours. L’homme préhistorique était ainsi accoutumé à se passer de nourriture parfois plusieurs semaines durant, sans pour autant cesser son activité physique car c’est elle qui lui permettait de recueillir les bénéfices de la chasse, de la pêche ou de la cueillette sans lesquels il n’aurait pas survécu. Notre organisme a aujourd’hui cette mémoire, et c’est bien à tort que l’on constate dans notre société moderne un développement significatif du surpoids, voire de l’obésité, en se bornant à n’y répondre que par des régimes de courte durée ou d’intensité insuffisante.

Mieux qu’un régime

Lorsque notre organisme est en surpoids, il n’y a rien de plus efficace qu’un arrêt immédiat et total de toute alimentation, dans l’attente de la consommation de ses réserves graisseuses, ou tout au moins d’une proportion significative desdites réserves, puisqu’il est recommandé de garder une masse graisseuse suffisante pour éviter d’avoir à attaquer la masse musculaire.

L’intérêt du jeûne total, par rapport à un régime fondé sur une alimentation sélective ou une diminution des doses quotidiennes, réside dans le fait qu’il est beaucoup plus simple, mentalement, de décider de ne pas manger du tout que de se poser quotidiennement la question de ce qu’on a le droit de manger et dans quelle quantité. Par ailleurs, il est évident que la perte de poids est aussi significativement plus rapide lorsqu’on se prive de toute alimentation pendant dix jours ou plus.

Cette diète radicale doit malgré tout être accompagnée d’une hydratation permanente, qui est le condition sine qua non de son bon déroulement.

Le bon déroulement du jeûne

Un grand nombre d’organismes et structures médicalisées encadrent ce processus de diète hydrique en associant généralement à ces cessions :

  • un exercice physique quotidien et suffisant
  • et, le cas échéant, la prise de compléments alimentaires (protéines, vitamines, etc.) pour éviter les risques d’un affaiblissement.

Il n’en reste pas moins que le jeûne est un stress pour l’organisme et qu’il entraîne généralement, en particulier les premiers jours, le risque de légères nausées, d’une faiblesse généralisée et des étourdissements qui contraignent à une activité souvent un peu réduite. Cependant, un certain nombre d’adeptes du jeûne, qui en ont une expérience positive, continuent à maintenir une activité, en particulier professionnelle, quasi normale en période de jeûne, même total.

Mise en garde : il est à noter que la privation de toute nourriture peut entraîner un certain inconfort, en particulier entre le troisième et le sixième jour, lié à la mise en place d’un processus physiologique qui entraîne le brûlage des graisses et toxines jusque-là passivement stockées. Cette période s’appelle l’acétose. Au cours de cette période, l’organisme sécrète de l’acétone, qui a l’inconvénient d’amener le sujet en jeûne à exhaler une odeur désagréable d’acétone qui ressemblerait à une odeur de pomme aigre. Cet inconvénient disparaît en principe à la fin de la première semaine de jeûne. A partir de là, une certaine euphorie provient de ce que l’organisme aura secrété ses propres substances coupe-faim. Dès lors, le jeûne peut continuer quelques jours en attendant les premiers signes d’une véritable faiblesse. Quand ces premiers signes apparaissent, il convient de remplacer le jeûne par une reprise d’alimentation progressive et prudente.

Une meilleure reprise de l’alimentation

En effet, le système digestif, qui depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines, ne secrète plus de sucs digestifs et dont l’estomac s’est réduit, ne peut reprendre l’alimentation que progressivement. Cette phase de reprise d’alimentation doit être prudente pour plusieurs raisons : la première est celle évoquée ci-avant d’un nécessaire ré-apprivoisement des organes digestifs et la seconde est qu’une reprise d’alimentation trop rapide amènerait à un nouveau stockage de graisse qui priverait l’organisme des bénéfices de la démarche du jeûne. Le plus harmonieux est de reprendre une alimentation de type paléolithique, c’est-à-dire fondée essentiellement sur des viandes, poissons, légumes et fruits crus. Il s’agit bien sûr de sélectionner les viandes qui peuvent être mangées crues, comme le bœuf (à l’exclusion du porc ou de poulet), et les légumes comme le chou, l’oignon, les carottes, etc (à l’exclusion des pommes de terre, navets, artichauts, topinambours).

L’association MédiThérapie organise des stages d’initiation au jeûne thérapeutique, ainsi que des coachings individuels pour les candidats à cette forme de purification personnelle.

 

Thérapie brève (ou cognitivo-comportementale)

L’expression « thérapie brève » est utilisée en opposition à la notion de psychanalyse qui s’inscrit dans une recherche dans l’inconscient du sujet, remontant parfois jusqu’à l’aube de sa vie.

Contrairement, en effet, à la psychanalyse et aux longues années sur le divan du psy qu’elle suppose, la thérapie brève (comportementale et cognitive) correspond à une thérapie pragmatique  et volontaire , généralement menée dans une durée allant de quelques séances seulement à quelques dizaines de séances, le tout sur moins d’une année.

Là où, en effet, la psychanalyse s’intéresse au « pourquoi ?  » du problème, c’est-à-dire à ses causes profondes qui trouvent racine dans le passé (pourquoi on va mal ), la thérapie brève s’intéresse, quant à elle, à « Comment faire pour aller mieux ?  », à « Comment faire pour apporter des changements ?  » afin d’obtenir rapidement un soulagement.

A qui s’adresse la thérapie brève ?

La thérapie brève s’adresse aux sujets en butte à des difficultés psychologiques (timidité, stress, angoisses, troubles du comportement, de l’humeur), à un manque de confiance en eux-mêmes, à certains blocages invalidants. Cette thérapie s’adresse aussi aux sujets sous l’emprise de personnalités perverses, manipulatrices et/ou dominatrices .

La thérapie brève s’adresse surtout aux sujets qui développent une souffrance et/ou un sentiment d’échec, dans leur interaction avec les autres, que ce soit dans l’environnement familial, social et/ou professionnel. La thérapie brève s’adresse ainsi à toute personne vivant une situation problématique pour laquelle elle ne trouve pas spontanément une solution satisfaisante.

La thérapie brève : une exploration de ses propres ressources

Il ne s’agit pas d’une démarche intellectuelle de réflexion sur soi, mais plutôt d’une exploration concrète et active de ses atouts  et de ses ressources  inexploités, pour permettre à chacun de devenir ce qu’il est, potentiellement, sans le savoir (cf. « Deviens ce que tu es »).

La thérapie proposée, par l’association MédiThérapie , vise à réveiller les ressources personnelles du sujet, afin d’orienter sa vie de manière positive et constructive, à travers une meilleure conscience de ses atouts et de ses points forts (à améliorer) et de ses points faibles (à modifier). Elle vise également à alerter le sujet quant à la probable image, induite par son attitude, qu’il a dans le regard des membres du groupe familial, social et/ou professionnel. La thérapie proposée vise aussi à alerter le sujet quant aux probables attentes de ces personnes à son endroit. Il s’agit donc d’une approche systémique (cf. Réconcilier l’individu et son environnement social).

Une double médiation

Il s’agit ainsi d’une médiation entre le sujet et son environnement, autant que d’une véritable médiation, entre son être social et son être animal (cf. « Que signifie MédiThérapie » ACCUEIL). Le sujet timide, par exemple, est en effet souvent paralysé par son hémisphère cérébral gauche, hyper-développé (siège de la réflexion, de la raison, du langage, de l’éducation, de l’écriture, des règles sociales, de la culture, du calcul, des interdits, des tabous), qui paralyse et vampirise son hémisphère cérébral droit (celui de l’émotion, de l’intuition, de toucher, de la sensualité, de la créativité, de la spontanéité, de l’improvisation, de la prise de risque, du jeu, du culte de l’immédiateté).

Rappel : Notre cerveau est infiniment complexe et toutes ses zones sont interactives. Il existe cependant une représentation (en vogue au cours de la seconde moitié du XXème siècle), certes schématique et symbolique, qui isole deux grandes zones “spécialisées”, aux fonctions différentes et complémentaires / cf. « Que signifie MédiThérapie » ACCUEIL.

L’objectif de la thérapie est notamment de conduire le sujet à identifier les comportements où il se sent insuffisant, inadapté, voire en échec, puis à lui faire découvrir des outils pour combattre ces comportements inadaptés qui le font souffrir, le plus souvent du fait d’une vision de lui-même erronée. Ce qu’il fait  est en effet souvent induit par ce qu’il est  ou croit être . Une personne boulimique me disait récemment : « Pourquoi je  mange trop ? Parce que je  suis une grosse vache, c’est tout. Et parce que, de toute façon, je n’intéresse personne et parce que tout le monde se fout que je sois moche!  » En l’espèce, non seulement le sujet développe un comportement contre-productif, mais se punit de son échec en œuvrant à se rendre encore plus laide (spirale mortifère). Par ailleurs, ce type de sujet programme l’échec , pour ne pas être déçu de son manque de volonté ; ce qui est un réflexe courant pour différents autres troubles du comportement.

Adapter son comportement

La thérapie comportementale (ou médiation) vise à agir directement sur le symptôme de son échec, tel que le sujet le perçoit et le définit. Le sujet doit comprendre que le symptôme traduit un comportement inadapté qu’il faut modifier. Avec l’aide et les outils du praticien, il peut ainsi modifier son comportement en s’attachant à mettre en œuvre de nouvelles stratégies plus satisfaisantes.

Les thérapies brèves visent ainsi à soulager la souffrance psychologique le plus rapidement possible, en amenant le sujet à s’interroger sur les conséquences d’une possible attitude nouvelle face aux situations connues, voire à envisager des expériences nouvelles.

Enrayer la spirale de l’échec

Le sujet en échec social, amoureux et/ou professionnel est, en effet, celui qui – paradoxalement – a le plus tendance à s’enfermer dans la reproduction des comportements, fussent-ils clairement identifiés par lui, comme ceux-là-mêmes qui le maintiennent en situation d’échec. Son manque d’estime de lui-même le tétanise en effet souvent, au point qu’il n’ose sortir des sentiers battus d’un échec annoncé.

Il est ainsi invité à tenter :

  • d’accéder à une image de soi positive : s’accepter tel que l’on est, s’aimer et savoir faire la différence, entre ce que l’on fait  et ce que l’on est  est un préalable nécessaire pour sortir de la spirale de l’échec;
  • d’acquérir des « ressources » qui lui font défaut (assurance, estime de soi, confiance en soi) ;
  • de se libérer des croyances limitantes ; « Je suis incapable, nul(le).. », « Je ne réussirai jamais », « Je ne mérite pas.., etc. » ;
  • d’apprendre à définir des objectifs et à se motiver ;
  • de se libérer de sentiments et d’émotions désagréables : colère, ressentiment, culpabilité ;
  • de se libérer de tendance dépressive : retrouver la joie et l’envie de vivre, voir la bouteille « à moitié pleine » et non « à moitié vide » ;
  • de se libérer d’un passé difficile : traumatismes, abus sexuels, violences physiques ;
  • d’apprendre à pardonner aux autres ou à soi-même ;
  • d’améliorer sa qualité de communication : mieux communiquer avec ses proches (conjoint, enfants…), établir des relations constructives et relativiser les conflits, pour mieux les gérer ;
  • de s’affranchir des dépendances (alcool, tabac, boulimie) ;
  • de gérer un deuil ou une séparation ;
  • d’approfondir sa quête intérieure (voir aussi « Deviens ce que tu es »).

Le praticien spécialisé en thérapie brève doit s’exprimer avec un langage adapté à la circonstance ; il doit être capable d’inspirer, de motiver, d’entretenir ou de raviver la passion du sujet qui, avec lui, ne doit cesser de vouloir s’améliorer.

Le praticien en MédiThérapie  doit créer des indicateurs quantifiables et mesurables, permettant à tout moment de savoir se situer par rapport à l’objectif du sujet.

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Philippe Lamy


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Rééquilibrage de nos hémisphères

Les méthodes de rééquilibrage de nos hémisphères sont de plusieurs natures, et nombre de sujet stressés et/ou HSC trouvent par eux-mêmes le moyen de se rééquilibrer. (Nota  : les individus au cerveau gauche hypertrophié sont en effet nombreux, dans notre civilisation occidentale moderne. Par simplification, nous les appellerons les HyperSinistroCéphales  ou HSC / cf. définition sujet A quoi reconnaître un sujet « HyperSinistroCéphale » ?)

Le sport

Le sport, qui sollicite notre corps et parfois vide notre esprit est un rituel moderne qui réduit l’excès de stress (et « apaise » le cerveau gauche). Cependant, les effets du sport sont plus souvent de calmer le cerveau gauche que de stimuler le cerveau droit. Les sportifs ne deviennent de grands créatifs, ni des bêtes de sensualité. C’est que, s’il est effectif que le corps est sollicité dans le sport, il est rare que les sensations soient véritablement positives.

Si le sport a été rude, ça fait bien sûr du bien quand ça s’arrête ! Et de plus, les endorphines secrétées pendant l’effort distillent un bien être résiduel, quelques minutes encore après l’effort.

Les arts

Le chant, la musique, la peinture, peuvent, pour certains sujets, être un exutoire à l’excessive sollicitation de leur cerveau gauche. Les vrais artistes sont, quoi qu’il en soit, bien souvent des hypertrophiés du cerveau droit. Les intrusions dans le monde de l’art et de la création d’individus hypertrophiés du cerveau gauche n’est ainsi généralement pas une réussite.

Exception qui confirme la règle : les hypertrophiés du cerveau gauche accidentels. Nous mettrons dans cette catégories des individus élevés dans un environnement particulier qui les a obligés à s’installer dans le rôle de l’intello, pour compenser, par exemple, un environnement trop déjanté. Ces individus peuvent bien sûr plus facilement se rééquilibrer et retrouver leur vraie personnalité. Le génogramme est, en particulier dans ce cas, riche d’enseignement.

L’expression corporelle

La danse, le théâtre, les jeux de rôle, le massage (cf. Le « lâcher prise, » toucher et massage) sont autant de moyens de rééquilibrer les deux cerveaux en stimulant le cerveau droit. Ce sont les activités de cette troisième catégorie qui sont privilégiés par l’approche de MédiThérapie.

En effet, ceux qui ne parviennent pas à faire ce rééquilibrage eux-mêmes naturellement peuvent avoir recours à des thérapies prooposées par MédiThérapie. (cf. Thérapie brève (ou cognitivo-comportementale))

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Que propose l’association MédiThérapie, aux sujets HSC ?

 

Un nécessaire rééquilibrage

S’agissant des sujet HSC (HyperSinistroCéphales), l’approche de l’association MédiThérapie est strictement comportementale (cf. définition sujet A quoi reconnaître un sujet « HyperSinistroCéphale » ?). En effet, nul n’est besoin de savoir si ce syndrome HSC est inné ou s’il est culturel.

Il existe probablement des prédispositions au syndrome HSC, mais nombre de facteurs ont pu l’amplifier, par exemple :

  • Une enfance dans une famille en souffrance, au contact de personnalités calculatrices et/ou dépressives (et anxiogènes) ;
  • ou au contraire, une enfance dans une famille peu structurée, au contact de parents-copains démissionnaires de leur rôle d’adultes et de parents, entraînant, par réaction, un besoin de cadre strict.

Rééquilibrer nos hémisphères gauche et droit est aussi une nécessité pour « dominer notre environnement » et négocier, au quotidien. Car il nous faut – à la fois – jouer :

  • sur le registre de l’écoute et de l’empathie
  • et souvent, dans un deuxième temps, sur le registre de l’autorité bienveillante et de la domination ;

A cet égard, il faut préciser ce qu’il faut entendre par domination et soumission, voir : Jeux de rôles : Que faut-il entendre par domination et soumission ?

Mais comment être empathique, si notre cerveau droit, qui seul permet l’empathie, est écrasé par notre cerveau gauche ?

Une approche comportementale

L’approche de l’association MédiThérapie s’adresse aux personnes présentant une souffrance, une attente et une demande claire d’aide. Elle invite les patients à s’auto-évaluer et à se plonger dans des situations révélatrices, pour les amener à trouver eux-mêmes les parades et les issues.

 

Les jeux de rôles proposés pas l’association MédiThérapie portent en particulier sur la capacité des participants à se remettre en cause (ou se mettre « en danger » par rapport à leurs habitudes de sujets HSC).

La gradation des exercices est bien sûr adaptée, et les procédures mises en œuvre sont acceptées par les sujets concernés, parce que leur cadre (lieu, durée) est bien délimité. Ainsi, s’ils étaient (légitimement) amenés à redouter de profonds bouleversements, tout au moins savent-ils qu’à l’heure prévue, ils auront la possibilité de revenir à leur cadre habituel. C’est important pour des personnes réfractaires au changement !

Apprendre la souplesse et la confiance

Les sujets HSC se croient menacés dans leur intégrité ou mis en danger, par telle ou telle posture, telle ou telle action (aller vers les autres, se livrer, porter des vêtements voyants, parler de choses intimes…), or, au cours des jeux de rôle proposés, ils découvrent, jour après jour, qu’il ne leur est rien arrivé de désagréable ou de dangereux.

Bien au contraire, ils ont pris un plaisir intellectuel immense (voire physique) à repousser leurs limites ; ces limites qu’ils s’étaient jusque là arbitrairement et tacitement imposées eux-mêmes !

Au terme de leur initiation, ils découvrent qu’on acquiert plus de force par la souplesse que par la rigidité, comme le montre bien la Fable de La Fontaine : Le chêne et le roseau .

Ils découvrent aussi que la confiance, qui nous permet de tisser des alliances et des amitiés multiples, de nous ouvrir au monde et de nous aguerrir, coûte moins cher que la méfiance qui nous renferme sur nous-mêmes et nous rend seuls et démunis face à l’imprévu.

Ils découvrent aussi que le monde n’est pas si moche (comme les médias se plaisent à le montrer) et qu’il est généreux pour ceux qui s’ouvrent, créent, partagent leur confiance et leur amour.

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Philippe Lamy

Qu’est-ce que l’hypnose ? Et quand y recourir ?

L’hypnose, une entreprise autoritaire

L’hypnose consiste à amener – par une entreprise de suggestion autoritaire – un sujet (le plus souvent dans une démarche d’allégeance volontaire) à littéralement « verrouiller » ou « inhiber » certaines parties de son cerveau et/ou à en « désinhiber » d’autres, pour modifier ses perceptions, voire ses comportements.

Mais que signifient le mot « autoritaire » et l’autorité, en général ?
Le mot autorité signifie trop souvent une prise de pouvoir arbitraire (voire brutale) d’un sujet dominant, sur le comportement d’un sujet dominé.

Mais le terme d’autorité peut aussi signifier une compétence reconnue, une légitimité, dans un domaine particulier. On dira, par exemple : Cet ouvrage (ou cet auteur) fait « autorité » en la matière. Ainsi, en principe, l’autorité qu’exercent les parents, sur leur enfant, est légitimée par leur savoir, leur expérience et bien sûr leur désintéressement, leur bienveillance et leur amour.

  • L’hypnose utilisée pour de spectaculaires démonstrations, dans les cirques ou le music-hall, au cours desquelles des personnes du public sont endormies sur commande et/ou se livrent à différentes actions saugrenues ou burlesques, appartient à la première catégorie d’autorité.
  • L’hypnose utilisée dans le domaine médical relève de la deuxième catégorie. On l’utilise par exemple en psychiatrie pour inhiber certains centres liés à la douleur, ou encore pour inhiber un processus d’autocensure (provenant du cerveau gauche) et permettre ainsi à des souvenirs anciens de remonter à la conscience du patient.  Rappel : Notre cerveau est complexe et toutes ses zones sont interactives. Il existe cependant une représentation moderne, certes schématique et/ou conventionnelle, qui isole deux grandes zones « spécialisées », aux fonctions différentes et complémentaires: les hémisphères cérébraux gauche et droit.

Ce que peut l’hypnose

L’hypnose en médecine et en psychologie permet, par exemple, une action :

  • analgésique : elle permet un contrôle de la douleur (lors d’un accouchement par exemple, ou bien en chirurgie dentaire).
  • sur certaines hypertensions artérielles, asthme, eczéma, psoriasis, verrues, prurit, toutes les affections psychosomatiques et dysfonctionnements sexuels ;
  • contre les acouphènes, vertiges, migraines, insomnies, tics, stress, anxiété, la peur, les phobies;
  • contre l’agressivité, le traitement de la douleur, les névroses, l’anorexie, la boulimie;
  • pour favoriser le sevrage, en cas de dépendance alcoolique, tabagique, toxicomaniaque;
  • pour combattre les phobies, l’énurésie, les dépressions, les névroses post-traumatique;
  • contre le manque de confiance en soi, la timidité, le rougissement;
  • pour la préparation aux examens et concours;
  • pour résoudre les problèmes scolaires, professionnels, les problèmes relationnels de couple, mais aussi de la famille;
  • en médecine du sport : la visualisation et l’anticipation en hypnose sont utilisées pour améliorer les performances;
  • chez le malade cancéreux : utilisation de la visualisation en hypnose pour augmenter l’action de la chimiothérapie ou des greffes de moelle osseuse.

Comment fonctionne l’hypnose ?

Contrairement à une idée répandue, l’hypnose ne vise pas à endormir  le sujet, mais à le placer dans une attitude de « lâcher prise » ou de baisse de vigilance, le rendant réceptif aux suggestions de l’hypnotiseur.

Il est généralement nécessaire, pour cela :

Il existe deux principaux types d’hypnose :

  • La première, conventionnelle, fut pratiquée jusqu’à Freud et consiste à suggérer au patient des capacités. Par exemple : «Tu guériras  », et le patient de guérir.
  • La deuxième, l’hypnose Ericksonienne, plonge le patient dans un état de semi-veille , dans lequel il peut encore percevoir la voix du thérapeute et réagir à ses suggestions.

L’association MédiThérapie  organise des séminaires et formations de découverte de l’hypnose.

On peut ici noter qu’il existe d’autres techniques, pour apaiser, reconnecter le sujet en panique ou en perte de repères, pour l’aider à canaliser ses énergies dans un sens ordonné et positif, par exemple le Shibari japonnais (cf. Shibari, allégeance et Shiatsu).

 

Manque d’estime de soi / timidité

La timidité est un des champs privilégiés de l’association MédiThérapie. C’est ici la réconciliation de l’individu avec l’ensemble de ses congénères qui est recherchée, et pas seulement avec tel ou tel parent, conjoint collègue (ou autre), comme dans la médiation familiale (par exemple). Mais cette réconciliation de l’individu passe par une réconciliation avec lui-même, son image, sa voix, son histoire personnelle…

Un manque d’estime de soi handicapant

Face à de nombreuses situations courantes, le timide souffre de son manque d’affirmation de soi. Il se laisse dépasser, bousculer dans la file d’attente du cinéma. Il n’ose pas prendre la parole en réunion. Il reste à l’écart, dans les soirées, les cocktails… Le timide peine aussi à s’adapter aux situations sociales nouvelles. Il développe une anxiété exagérée. Son regard sur lui-même est négatif. Il ne se sent pas « à la hauteur ». Il n’est pas sûr de lui.

Les grands timides n’osent pas accomplir leurs rêves et « passer à l’acte ». Ils regrettent ensuite les occasions ratées qui leur fournissent un motif supplémentaire de ne pas s’aimer. Incapables de faire le premier pas, les timides ne parviennent pas à aller vers l’autre. Ils bafouillent quand ils prennent la parole en public. Ils préfèrent ainsi souvent se taire pour éviter d’être exposés au regard de l’autre.

Et si le champ de l’expression verbale les panique, celui de la communication gestuelle, de l’expression des émotions, les bloque encore davantage. Ils sont ainsi incapables de montrer ou d’exprimer leurs propres émotions et de comprendre celles des autres.

La peur de l’échec

Le timide n’ose pas s’engager, car il a peur de tout rater. Sa peur est d’autant plus grande que ses réactions sont exagérées. S’il est critiqué, c’est pour lui synonyme de rejet. Si on lui oppose un refus poli (à une proposition définie dans le temps), il se sent définitivement flétri et humilié. Ses pensées restent négatives. Il ne sait pas voir que, pour tous les autres, la vie est faite d’autant d’échecs (facteurs de progression), de difficultés et de déceptions que de réussites. Il sur-investit les relations sociales et reste persuadé que seuls les individus les plus brillants – les autres – ont le droit d’expression.

La timidité, liée à un manque d’estime de soi, peut donc devenir réellement invalidante.

Une réelle possibilité de changer

Si vous ne supportez plus ce rôle de figurant silencieux, si vous voulez savoir défendre et affirmer vos opinions, savoir aborder avec assurance les situations inconnues et inspirer le respect d’autrui et si votre désir de changement est réel, alors vous devriez y parvenir.

Pour s’imposer aux autres, il faut avant tout s’imposer à soi même, c’est-à-dire développer sa confiance en soi. La plupart du temps, l’inhibition sociale résulte d’une peur d’être critiqué et jugé, et donc de n’être plus aimé. Cette dépendance aux regards des autres exprime un défaut d’estime de soi. Retrouver confiance en vous est l’étape indispensable si vous voulez développer votre charisme et votre influence sociale (cf. Réussir, s’accomplir. Et trouver son « rôle », dans la société des hommes).

 

Les erreurs de jugement et/ou de comportement du timide ne sont cependant pas irréversibles. L’association MédiThérapie propose notamment des thérapies appropriées à ces cas qui méritent une grande attention et une prise en charge adaptée (cf. Thérapie brève (ou cognitivo-comportementale)).

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Philippe Lamy

Le protocole proposé par MédiThérapie

MédiThérapie propose une démarche de médiation véritable, entre le timide et lui-même (c’est-à-dire la représentation qu’il a de lui-même), son environnement social, entre ses hémisphères cérébraux gauche et droit. Rappel : Notre cerveau est complexe et toutes ses zones sont interactives. Il existe cependant une représentation moderne, certes schématique et conventionnelle, qui isole deux grandes zones « spécialisées », aux fonctions différentes et complémentaires : les hémisphères cérébraux gauche et droit.

Au-delà de l’entretien initial (approche systémique), qui vise à dépister les complexes, blessures morales et frustrations, rencontrées par le sujet, le thérapeute peut être amené à combiner une démarche qui s’apparente à la thérapie comportementale (ou cognitive), à travers, par exemple un recours aux jeux de rôles (cf. cette catégorie), à l’expression corporelle ou la photographie. Le sujet réapprend ainsi à se regarder, accepter et aimer son image, à investir l’espace et s’y déployer.

Cette thérapie permet d’affronter progressivement les situations redoutées. Elle s’effectue dans un rapport interactif avec le thérapeute. L’accent est mis sur les causes réelles du comportement qui pose problème, plutôt que sur les causes inconscientes.

Suivant les cas et le degré de gravité de la timidité rencontrée, le thérapeute attirera l’attention du timide sur le vaste champ de la communication non-verbale, souvent ignorée des timides. Ses attitudes, sa gestuelle, ses positions dans l’espace, ses expressions lui seront même montrées à l’écran, si un enregistrement vidéo s’avère souhaitable. De même, il pourra être recouru à la photographie artistique (lien photographie thérapie), pour réconcilier le sujet avec son image.

La communication non-verbale a autant d’impact, sinon davantage, que le strict message verbal. Le timide doit donc apprendre à mieux connaître ces messages implicites qu’il fait parvenir à son interlocuteur (afin de pouvoir les maîtriser). De même, il apprendra à mieux identifier, chez l’autre, les émotions et messages non verbaux, que sa propre inquiétude de lui-même lui avait fait ignorer, jusque là.

La durée du protocole est variable, de quelques séances à plusieurs semaines.

Les troubles psychosomatiques

Les troubles fonctionnels, des expressions d’un mal-être

Le champ des thérapies applicables aux troubles psychosomatiques, est vaste. À notre époque de communication instantanée et virtuelle, la vraie relation n’est – paradoxalement – pas plus simple, et nombre d’individus se sentent seuls, trop libres, abandonnés, rejetés. Certains ont besoin d’une aide temporaire, pour se rebâtir un profil social, dans le contexte professionnel ou même familial (cf. Thérapie brève (ou cognitivo-comportementale)).

Souvent ces individus ressentent aussi des troubles fonctionnels, sans toujours imaginer qu’il pourrait s’agir de manifestations psychosomatiques de leur mal être.

Les pathologies les plus courantes qui rentrent dans cette catégorie sont les pathologies fonctionnelles (c’est-à-dire les affections dont la cause n’est pas une lésion d’un ou plusieurs organes), comme :

• certaines rachialgies (certains maux de dos, notamment),

• certaines pathologies dermatologiques (certains eczémas, certains psoriasis),

• certains troubles digestifs,

• certains troubles de l’appétit (certaines anorexies ou boulimies),

• certaines dépendances (alcool, tabac),

• certains asthmes,

• la spasmophilie,

• certaines céphalées,

• certains syndromes dépressifs,

• certaines angoisses, certaines insomnies, apathies,

• certains troubles de l’identité ou du comportement.

Une aide psychologique complémentaire

Ces pathologies doivent bien sûr être soignées médicalement, mais le praticien MédiThérapeute peut proposer une aide complémentaire. S’il n’est pas lui-même médecin, il s’assurera – par des examens appropriés qu’il invitera le patient à faire pratiquer par un médecin – qu’il s’agit bien de pathologies fonctionnelles.

L’aide psychologique apportée peut alors – sur le moyen terme – favoriser la diminution des symptômes de certaines affections psychosomatiques classiques.

Une démarche personnelle est proposée aux patients, afin de les accompagner vers une meilleure connaissance d’eux-mêmes. Ils se positionnent ainsi plus efficacement par rapport à leur environnement, comprennent mieux s’ils sont appréciés, pourquoi, ce qu’ils pourraient vouloir améliorer…

Cette aide complémentaire peut aussi s’avérer bénéfique dans le cas de pathologies organiques, en complément de traitements classiques. Il est en effet généralement admis que les thérapies dites “complémentaires”, comme l’homéopathie, la phytothérapie, l’ostéopathie ou l’acupuncture, permettent une meilleure tolérance de certains traitements lourds (tels que radiothérapie ou chimiothérapie).

 

Philippe Lamy / cf. lien avec site « Médecine intégrative » (article Dr. JP Duboc)

A quoi reconnaître un sujet « HyperSinistroCéphale » ?

Nos deux hémisphères cérébraux : un couple à l’équilibre fragile

Dans un vieux ménage, il arrive que l’un des conjoints ait pris l’habitude – au fil des années – de faire confiance à l’autre, concernant certains sujets ou tâches et de s’en « désintéresser ». Pourquoi s’en occuper, puisque l’autre s’en occupe si bien ? Il peut s’agir de la tenue des comptes, de la vaisselle, des ampoules à changer, de l’éducation des enfants, voire même de la politique.

Or, qu’arrive-t-il, lorsque le conjoint « compétent » disparaît ? L’autre se retrouve alors dans un grand désarroi. Pour survivre, dans des conditions socialement « normales » et harmonieuses, il doit alors se reconstruire.

Il arrive aussi que l’un des deux décide de trop de choses, envahisse l’espace vital de son conjoint, jusqu’à l’acculer parfois à l’asphyxie. Il convient alors, soit d’envisager la séparation, soit de tenter une médiation conjugale, pour rétablir l’harmonie, dans le couple.

Au sein du couple, les prérogatives et l’attribution des tâches peuvent être totalement asymétriques. Pour autant cette spécialisation doit être librement consentie et les droits, notamment à la parole, doivent rester les mêmes. Si cette règle n’est pas respectée, c’est un facteur de souffrance, pour celui qui cède devant l’autre. Et, à terme, c’est une menace pour la réussite du couple.

Il en va de même de l’équilibre entre notre hémisphère cérébral gauche et notre hémisphère cérébral droit. Le droit  de chacun à la parole doit être respecté. Les choix ne doivent pas être faits par routine (comme si tout avait pu être décidé, par commodité, à l’avance). Et les décisions importantes ou impliquant un certain changement de cap doivent être prises de manière démocratique, entre les deux cerveaux ! Si cette règle n’est pas respectée, c’est un facteur de souffrance, pour l’hémisphère qui cède devant l’autre. Et, à terme, c’est une menace, pour la réussite et même la santé globale du sujet. Le déséquilibre peut prendre deux formes extrêmes :

  • Certains êtres velléitaires et veules se vautrent dans l’instant présent et sont incapables de se projeter dans la réalisation d’une œuvre de moyen terme. Ils ne bâtissent rien et vivent, au jour le jour, dans la précarité. De manière caricaturale, certes (et/ou symbolique), on peut les dires victimes d’un cerveau droit trop dominant.
  • Dans notre société moderne, plus nombreux sont, sans doute, les être trop policés, trop civilisés qui, empêtrés dans le projet, dans les règles sociales, dans le « qu’en dira-t-on ? », n’entendent plus les aspirations de leur être animal et refusent le plaisir du corps (ou le cantonne dans des limites si étroites qu’il ne s’exprime ainsi quasi jamais ou de manière incomplète). De même manière, ceux-ci, plus nombreux, peuvent être considérés comme victimes d’un cerveau gauche hypertrophié.

Les sujets de cette deuxième catégorie sont ici désignées sous le terme de sujets HyperSinistroCéphales (ou HSC/ cf. ACCUEIL).

Rappel : Cette présentation binaire est avant tout une image, un peu simpliste et symbolique, parce que notre cerveau est complexe et que toutes ses zones sont interactives. Il existe cependant une représentation commode, certes schématique et conventionnelle, qui isole deux grandes zones « spécialisées », aux fonctions différentes et complémentaires : les hémisphères cérébraux gauche et droit.

Le sujet HyperSinistroCéphale : un être anxieux

Le sujet HSC est un sujet souvent fragile et – au fond – peu sûr de lui (voire angoissé). Il s’est bâti un monde de convictions, de règles, de présupposés, de routines qui ont pour but de mettre en échec les aléas de l’imprévu. La résistance et au changement et la peur de sortir des rituels et routine sont d’ailleurs un trait caractéristique évident des sujets HSC, qui sont peu ouverts aux opportunités de changement.

Il est peu à l’aise dans le plaisir de l’instant présent, mais – pour autant – ne se projette pas vers l’avenir de manière positive. Il n’envisage souvent l’avenir que pour imaginer les catastrophes dont il aimerait se protéger. En amour, par exemple, il redoute l’échec et se contente souvent de rester accroché à l’être élu, comme une moule à son rocher, de crainte de l’imprévu. Il souhaite surtout pouvoir compter sur un soutien et un amour indéfectibles, de la part de l’autre, et se convaint, en retour, que l’autre est son seul horizon.

Le sujet HSC redoute tout échange trop impliquant avec les autres, car cela pourrait le perturber. Ainsi, il se livre peu et manifeste peu de curiosité à l’égard des autres. Il s’habille de manière discrète et prude, souvent en noir (le gris et le blanc étant ses seules fantaisies vestimentaires). Il ne montre surtout rien de ses sentiments, de ses interrogations et se place sur la défensive, si on l’interroge de manière trop personnelle. Il est en retour peu à l’aise lorsqu’il s’agit de comprendre les sentiments des autres ou de faire preuve d’empathie.

Il vit mal les conflits entre la personnalité qu’il s’est forgée (et a donnée en représentation à son entourage) et les pulsions intimes de son cerveau droit.

Laisser « parler » son cerveau droit

Dans un cerveau routinier, il arrive que l’hémisphère droit ait pris l’habitude – au fil des années – de s’en remettre à l’autre, concernant certains sujets ou tâches et de s’en « désintéresser ». Pourquoi s’en occuper, puisque l’autre s’en occupe si bien ? Le sujet ne perçoit alors souvent pas que lorsqu’il dit non à certaines opportunités nouvelles c’est son seul hémisphère gauche, qui a décidé. Et que la proposition n’a même pas été débattue ! Exemple typique : Un individu stressé, tendu, enfermé dans l’échec et la routine, aurait besoin de massage, pour réveiller son cerveau droit, se rééquilibrer et s’ouvrir à de nouvelles perspectives. Or, c’est précisément cet individu là qui, d’une part refuse, mais surtout qui est incapable d’imaginer et de décrire ce qui pourrait se passer, s’il acceptait. Il occulte cette perspective et ne souhaite pas l’envisager : son cerveau droit est écarté, voire anesthésié.

Pour aider un tel individu à sortir de cette routine mortifère, il convient souvent de l’aider à faire l’effort d’imagination nécessaire, pour envisager, visualiser, ce qu’il a refusé par réflexe et/ou par routine. Il est parfois lui même étonné que l’hypothèse écartée par lui a priori, ne présente en fait, de son propre point du vue même, ni danger, ni inconvénient sérieux. il reconnait alors qu’il ne l’avait d’abord écartée que par réflexe ou peur du changement. On trouve dans la littérature un exemple savoureux de cette contradiction entre les deux hémisphères cérébraux avec le personnage de M. Berthaud, du roman de Marcel Aymé, Le Bœuf clandestin, un végétarien engagé surpris, en pleine nuit, dévorant un beefsteak…

Philippe Lamy

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