Les Philo-cognitifs (Odile Jacob 2019)

 

Douance, précocité, haut potentiel et supra-cognition

Les sujets dits surdoués, à haut potentiel intellectuel (HP) ou précoces font l’objet d’études cliniques depuis quelques dizaines d’années déjà.

Pour Fanny Nusbaum, docteur en psychologie et chercheur en neurosciences (Université Claude Bernard Lyon I), il paraît aujourd’hui indispensable de confronter et d’objectiver les connaissances en la matière, en bonne partie fondées sur la pratique clinique, par des recherches éclairées par l’imagerie cérébrale.

Ses récentes recherches au côté du Dr. Olivier Revol, pédopsychiatre (Hôpital neurologique Lyon-Est) et du Dr. Dominique Sappey-Marinier (Université Claude Bernard Lyon I / UCBL Centre de recherche en acquisition et traitement de l’image pour la santé – CREATIS) l’ont amenée – grâce à l’IRMf en particulier – à identifier chez les sujets doués de ce fonctionnement particulier, jusqu’ici définis comme précoces, surdoués ou à haut potentiel, différents caractères qui confortent ou précisent le corpus d’observations cliniques déjà constitué depuis quelques années.

Son ouvrage, Les Philo-cognitifs, paru fin janvier 2019 chez Odile Jacob, révèle les dernières avancées neuroscientifiques en matière de haut-potentiel et définit une nouvelle approche, de nouveaux outils et un nouveau vocabulaire.

 

A nouveau concept, nouvelle appellation

La « philo-cognition » remplace ainsi les termes « Douance », « précocité » ou « haut potentiel intellectuel » qui depuis de nombreuses années désignent, mais aussi stigmatisent et vouent même parfois à la jalousie et aux railleries ces personnalités au fonctionnement cérébral et émotionnel si particulier. La philo-cognition est ainsi trop souvent vécue comme un handicap. Et c’est d’autant plus injuste et inconfortable pour eux, qu’ils sont généralement soucieux de se fondre dans la masse et de ne pas amplifier le rejet dont ils sont l’objet, du fait de leurs centres d’intérêts différents, de leur mode de communication différent, de leur fragilité émotionnelle etc.

Fanny Nusbaum a ainsi cherché un terme qui exprime et décrive la réalité de ce mode de fonctionnement cérébral, émotionnel et comportemental particulier, à travers sa première caractéristique : un besoin vital, permanent et boulimique de penser, réfléchir sur tout et n’importe quoi, pour comprendre le monde, lui trouver un sens et comprendre le sens de la vie, le sens de toutes nos actions et interactions avec les autres et avec le monde.

Le nouveau terme issu de cette recherche, c’est celui de philo-cognitif qui décrit celui qui aime (du grec philos / φίλος) la cognition. C’est à dire la compréhension, la connaissance, la mémoire, le langage, le raisonnement, la spéculation…

La philo-cognition est un système de pensée globale fondée sur l’hyperspéculation, l’hyperacuité et l’hyperlatence.

Fanny Nusbaum décline en outre la philo-cognition en deux profils : complexe et laminaire.

Cette distinction permet d’expliquer certaines particularités comme par exemple l’imagination fertile, l’inadaptation sociale, l’ouverture d’esprit ou la rétention émotionnelle…

 

 

L’imagerie au service des neurosciences

Depuis peu les connaissances cliniques en la matière sont approfondies dans le cadre de recherches en neurosciences, grâce notamment à l’imagerie médicale qui permet littéralement de visualiser l’activité cérébrale, lors de différentes activités, sollicitations ou émotions.

C’est grâce à la collaboration de Fanny Nusbaum au sein du CREATIS (Centre de recherche en acquisition et traitement de l’image pour la santé) animé par le Dr. Dominique Sappey-Marinier au sein de l’Université Claude Bernard Lyon I que les recherches neuroscientifiques, dont l’ouvrage Les Philo-cognitifs rend compte, ont pu aboutir.

Le Dr. Dominique Sappey-Marinier dispose au sein du CREATIS des derniers outils en matière d’imagerie qui tracent l’activité des zones cérébrales durant certaines tâches (parole, mouvement, etc.). Ils sont tout autant utilisés en recherche fondamentale qu’en clinique. Sans trop entrer dans le détail, les outils mis en œuvre au CREATIS sont par exemple La TEP (Tomographie par émission de positons, scintigraphie, PETscan), l’IRMf  (Imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle), la MEG (Magnétoencéphalographie).

 

Quelques notions basiques sur les grandes zones du cerveau et leur fonction

Le cerveau supervise le système nerveux central. Ledit Système Nerveux Central est composé de l’encéphale (cerveau + cervelet + tronc cérébral) et de la moelle épinière. Le cerveau est logé dans la boîte crânienne et baigne dans le liquide cérébro-spinal (également appelé liquide céphalo-rachidien).

Le système nerveux périphérique est composé de nerfs qui assurent deux fonctions :

  • la collecte des informations en provenance des différentes parties du corps et de son environnement (notamment grâce aux cinq sens : vue, ouïe, toucher, goût, odorat),
  • ainsi que la transmission au corps des ordres provenant du cerveau (au terme d’un processus électrochimique global, complxe et fulgurent).

Le cerveau remplit de nombreuses fonctions, mais nous considérerons ici seulement ses fonctions cognitives liées au traitement de l’information (sensations, émotions, souvenirs, acquis de l’expérience, croyances…).

Le cerveau est complexe et ses différentes zones sont interactives. Il en existe cependant une représentation qui définit en particulier deux grandes zones « spécialisées », aux fonctions différentes et complémentaires : l’hémisphères droit et l’hémisphères gauche, connectés via le corps calleux (une substance blanche située en son centre).

L’hémisphère gauche traite en général les informations de manière verbale et séquentielle (l’une après l’autre) et l’hémisphère droit, en général, de manière synthétique et spatiale.

Cette représentation, est certes schématique, mais elle est communément utilisée depuis les années 70 :

  • L’hémisphère cérébral gauche – également appelé cerveau gauche – est ainsi notamment le siège de la réflexion, des apprentissages (langage, écriture, mathématiques, sciences), de la raison, des raisonnements, des calculs, du projet et des anticipations, des règles sociales et légales, de la culture, des interdits, des tabous…
  • L’hémisphère cérébral droit (ou cerveau droit) est surtout celui l’instinct, de l’émotion, de l’intuition, des sens (sensitivité, sensibilité et sensualité), de l’improvisation, de la créativité, de la spontanéité… Il est aussi celui du plaisir sensuel, du culte de l’immédiateté (carpe diem), du présent.

Nota : Cette représentation vaut pour les droitiers, mais elle est inversée chez les gauchers, assez nombreux parmi les sujets à haut potentiel.

Chaque hémisphère se décompose en outre en quatre parties externes : le lobe frontal, pariétal, temporal et occipital. A cela on pourrait ajouter ce qu’on nomme le « système limbique » ; c’est-à-dire une zone constituée : de l’hippocampe, du thalamus, de l’hypothalamus, du gyrus cingulaire, des ganglions de la base (appelés aussi noyaux gris centraux), du fornix et des amygdales. De récentes recherches montrent également la présence de neurones dans le système digestifs… mais restons schématiques pour ne pas compliquer notre propos qui se veut généraliste.

 

Un fonctionnement cérébral à part

On pourrait résumer en disant que le cerveau gauche décompose ou analyse les situations et que le cerveau droit ressent, expérimente, improvise et innove. Pour autant, toutes les zones du cerveau interagissent plus ou moins et simultanément, selon les diverses activités que peut suivre l’IRMf, chez tous types de personnes, de différents niveaux « d’équipement cérébral ».

Or, ce qui est caractéristique et frappant chez les philo-cognitifs, c’est l’activité intense de leur cerveau gauche qui gère l’hyperspéculation qui caractérise leur fonctionnement cognitif spécifique, ainsi que la quantité des interactions visibles entre les deux hémisphères et la fulgurance, la spontanéité et la pertinence des réponses qui en découlent. On peut cependant parfois déplorer que ces réponses spontanées et évidentes, pour les philocognitifs, leur soient parfois difficiles à expliquer ou justifier ; ce dont d’ailleurs leurs interlocuteurs ont parfois du mal à s’accommoder.

Mais les philocognitifs n’aiment pas seulement penser, réfléchir, couper les cheveux en quatre ou se faire des nœuds au cerveau (comme le disent ceux qui les côtoient sans toujours les connaitre), même si c’est la caractéristique dominante et partagée par tous les sujets concernés par la philo-cognition, quelles que soient leur appartenance aux différentes catégories dont ils relèvent.

Hypersensibles et hyperesthésiques (ce qui mobilise également leur cerveau droit), les philocognitifs sont aussi empathiques. On dit qu’ils ont « le cœur sur la main ». Ils sont des cœurs purs, ils sont de bonnes âmes… et ainsi des proies faciles pour les personnes moins bien intentionnées qui en font ainsi souvent des souffre-douleurs, des proies. Ils sont également intuitifs, hypersensibles, créatifs et passionnés, recherchant du sens et du lien dans toutes les matières abordées et dans toutes les rencontres.

 

Ultra-cognition et supra-cognition

La cognition qui inclut l’ensemble du champ sensoriel et émotionnel n’est pas cependant limitée à la performance intellectuelle. Ainsi, les performances sportives exceptionnelles et l’habileté ou l’agilité exceptionnelles de certains artiste virtuoses, par exemple, relèvent de ce que Fanny Nusbaum nomme ultra cognition.

L’ultra-cognition est en effet liée à des aptitudes spécifiques dans certains domaines de la perception, de la gestion des informations, dans l’adaptation situationnelle et dans la motricité. C’est elle qui permet et explique l’habileté, l’agilité ou les performances exceptionnelles mais aussi la motivation et la réussite, chez les sportifs de haut niveau, comme chez les artistes virtuoses.

Dans la nouvelle représentation de la douance proposée par Fanny Nusbaum, l’ultra-cognition est le pendant (et parfois un complément) de la philo-cognition. Et ultra-cognition et philo-cognition sont ainsi regroupées dans le champ global défini par Fanny Nusbaum comme supra-cognition.

La supra-cognition intègre ainsi toutes les dimensions de l’intelligence. Et la conjonction très particulière de philo-cognition et d’ultra-cognition peut mener à ce qu’on est convenu d’appeler le génie.

 

Les philocognitifs à la ville, au travail et dans le couple

Les philo-cognitifs complexes, le sens et les études

Les philocognitifs, comme leur nom l’indique (et comme expliqué plus haut) ont un besoin vital, permanent et boulimique de penser et réfléchir pour comprendre les choses et leur trouver un sens.

Ainsi, ce qui n’a pas de sens pour eux ou ce dont ils ne perçoivent pas le sens n’a pas d’intérêt et surtout ne peut pas pénétrer leur intelligence ni se fixer dans leur mémoire.

Les philo-laminaires ont cependant la faculté d’accepter l’abstraction et les règles d’un jeu dont ils ne comprennent pas toujours le sens, mais les philo-complexes sont tellement bombardés d’émotions, de pensées en arborescence et tellement sensibles et réceptifs aux stimulations parasites (musique, bruits divers, inconfort d’une étiquette sur un vêtement…) qu’ils parviennent moins facilement à fixer leur attention. Au cours de leurs études, notamment, ils décrochent… et s’ennuient ; ce qui explique certains troubles de l’attention (TDA).

Un jeune adulte philo-complexe, me disait récemment son manque d’intérêt pour les maths, dès lors qu’ils ne se représentait pas à quoi correspondait réellement telle ou telle équation ou fonction. Ainsi, quelle ne fut pas sa stupeur (et son dégoût) lorsque son prof de maths de classe de 3ème, qu’il avait interrogé sur le sens et l’utilité d’une courbe, lui répondit : « Cette courbe ?!! A quoi elle sert ?!!! Elle sert à ce que tu réussisses ton brevet, ballot ! »

Ecœuré et définitivement perdu, le pauvre naufrager scolaire dut cuver sa phobie scolaire encore quelques années avant de pouvoir trouver du sens aux matières enseignées. Il n’y parvint enfin que bien plus tard, au fil de ses études supérieures, après un bac indigeste vaincu à l’usure à la troisième tentative.

Nombre de philo-complexes abandonnent cependant les études plus tôt, pour n’avoir pas trouvé les bons enseignants, capables d’éveiller leur intérêt et de susciter leur motivation, par une pédagogie adaptée et une attention particulière, propres à éclairer leur enseignement d’un véritable sens, en résonnance avec le besoin immédiat de l’élève de comprendre l’utilité de la matière enseignée (à court et long terme), pour fixer son attention. Anéantis par l’ennui, ces élèves, sont incapables de se motiver à écouter et retenir les cours, lorsqu’ils ne les comprennent pas ou n’en comprennent pas l’utilité.

Un autre jeune patient philo-complexe (également auto-proclamé nul en maths et matières scientifiques), me raconta avoir paradoxalement troqué son statut de cancre (placé dans les 3 ou 5 derniers de la classe tout au long de sa scolarité dans quasi toutes les matières) pour une place de premier en SVT, physique et chimie en classe de première. Pourquoi ? Une meilleure interaction (plus individuelle, plus émotionnelle ou plus ludique) avec le prof qui enseignait ces trois matières cette année-là est la probable explication.

Les cancres abonnés aux dernières places qui parviennent accidentellement et de manière aussi éphémère qu’inattendue à décrocher les premières places sont presque toujours des philo-complexes. Et qu’une pédagogie plus individualisée et plus adaptée et/ou une attention particulière des professeurs aura pu réveiller, l’espace de quelques semaines.

 

 Les philo-cognitifs et le mensonge

Face au mensonge ou à la tricherie, la loyauté naturelle des philo-cognitifs est déstabilisée et malmenée. Ils sont alors égarés car c’est trop compliqué à gérer.

En outre, ne pouvant concevoir eux-mêmes le mensonge, il ne leur vient pas à l’idée qu’on est en train de leur mentir. Ils sont ainsi susceptibles de tomber dans de nombreux pièges (relationnels ou manipulation).

Les philo-cognitifs ne ressentent souvent pas le menace du mensonge ou de la manipulation, même s’ils ont une forte intolérance à l’injustice (mais pas spécialement à celle dont ils sont les victimes). Confrontés aux menées mensongères et/ou malveillantes des autres, ils sont ainsi parfois incapables de les identifier et de s’en prémunir.

La mauvaise foi est ainsi un supplice pour nombre de philocognitifs, par définition étrangers à l’idée de mensonge et réfractaires à l’idée qu’on pourrait leur mentir. Pour eux le monde est déjà assez dénué de sens et compliqué comme ça et ils buggent face au mensonge ou à la manipulation.

Pour eux, mentir, ce ne serait, en outre, pas seulement trahir les autres, mais – pire – se trahir soit même ou se renier, comme si ce qu’on est, ce qu’on fait, ce qu’on dit ou ce qu’on pense était sale ou indigne.

Comment ainsi garder une estime de soi-même quand on ment aux autres ou quand on se ment à soi-même ? C’est pour ça que le faux-self dont il se sont souvent affublés au fil du temps (inconsciemment et par nécessité vitale) est à la fois douloureux et difficilement identifiable pour eux. Et c’est d’ailleurs pour ça que nombre d’entre eux sont tétanisés à l’idée de se reconnaître philo-cognitifs, tant ils ont intégré leur faux-self... au point de ne pas identifier que cette carapace est en fait un peu un étranger pour eux.

Et même si mentir leur paraît parfois un moyen de protéger ceux qu’ils aiment, ils ne sont finalement pas sûrs que ce soit un service à leur rendre à long terme. En tout cas ça complique, finalement, beaucoup la vie.

Mais surtout, comme ils sont empathiques, ils ne souhaitent pas biaiser, tricher ou mentir pour s’imposer. Un patient philo-complexe me confiait par ailleurs récemment que pour lui un jeu de société ou une compétition sportive perd son sens et donc son intérêt si l’on triche. D’où, pour lui, un sentiment d’injustice, de perte de sens, d’intérêt et de révolte lorsqu’il est confronté au mensonge ou à la tricherie.

Les méchants et les manipulateurs n’existent ainsi pas pour eux. Et ils se font ainsi régulièrement vampiriser, parasiter et piller par des pervers narcissiques sans scrupules, dont ils refusent d’identifier le mal et de ce fait sont incapables de se débarrasser. Leur besoin d’interaction émotionnelle, de reconnaissance et d’amour les conduits en outre à prendre leurs désirs pour des réalités et à ne voir en ceux qui s’intéressent à eux que des personnes bienveillantes (à leur propres image) alors qu’il peu également s’agir de prédateurs fascinés par leur intelligence, mais jaloux et désireux d’en tirer avantage.

 

Les philocognitifs et la jalousie

La jalousie est un sentiment de personnes qui se croient moins capables que les autres de parvenir à la réussite. Même si les philocognitifs manquent parfois d’estime d’eux-mêmes ils ont pu expérimenter combien leur capacité à la suradaptation leur permettait d’atteindre des objectifs ambitieux. Ils peuvent ainsi, paradoxalement, avoir une bonne confiance en eux, sans toujours posséder une grande estime d’eux-mêmes, se considérant parfois même des imposteurs quand ils connaissent une réussite qu’ils imaginent imméritée ou trouvent de manière fulgurante mais inexplicable des solutions qu’il ne savent pas démontrer. Leurs professeurs les traitent d’ailleurs souvent à cette occasion de tricheurs ou de fumistes.

Les philocognitfs font ainsi fréquemment les frais de l’incompréhension ou du rejet.

Dans le couple, leur fidélité aux engagement pris, leur foi en l’Homme et en l’Autre les font souvent penser que « ça va s’arranger » et qu’ils pourront un jour toucher le cœur de l’autre pour le rendre bon.

Les philocognitfs s’emploient ainsi à ignorer que de mauvaises personnes existent (aux qualités mentales et humaines parfois douteuses) et que ces personnes, souvent jalouses et exclusives n’ont d’autre recours pour réussir qu’exploiter les autres, tromper, mentir, manipuler.

Les philocognitfs sont des cœurs simples mais de esprits droits et ils ressentent rarement la jalousie, car ce que possèdent les autres ou ce dont sont capables les autres ne leur parait jamais d’un accès impossible. Et ce guère davantage dans le couple que dans la vie sociale ou professionnelle, par ce que leur confiance en eux les rend confiants dans leur capacité à être aimés pour qui ils sont… même si ce n’est en fait pas souvent le cas… surtout lorsqu’ils sont confrontés à l’incompréhension de non-philocognitifs.

La médiation et la thérapie conjugales au sein de couples mixtes est ainsi un domaine complexe que de rares médiateurs ou thérapeutes ont investi. Parmi eux, je citerai Arielle Adda. Arielle Adda est une psychologue parisienne, spécialiste des sujets philocognitifs, présentant des troubles émotionnels ou des problèmes d’intégration en milieu scolaire ou dans le couple.

 

Les philocognitifs et les troubles de l’attention

Il faut considérer le désordre qu’on nomme TDA, en prenant en compte l’hyperesthésie et l’hypersensibilité des philocognitifs et le fait que ces sujets sont submergés d’émotions, de stresses, d’informations et de perturbations (sonores, lumineuses etc.).

Ces inputs perturbent leur attention et leur application, car le cerveau et ses fonctions inhibitrices d’infos secondaires peinent à les gérer.

Ces mêmes inputs sont moins nombreux et moins violents chez les neurotypiques et correctement gérés. Mais l’attention et la concentration des philocognitifs (neuroatypiques), littéralement submergés, en est affectée.

 

Bien d’autres particularités des sujets philo-cognitifs méritent d’être évoqués mais ce court article n’a pour toute prétention que de renvoyer à la lecture de l’ouvrage Les Philo-cognitifs (Odile Jacob 2019).

 

Philippe Lamy

Médiateur diplômé, de l’Institut de Psychologie de l’Université Lyon II (2000)

Coach adhérent de l’European Mentoring and Coaching Council (EMCC France et EMCC International) n°23124, appliquant la charte déontologique https://www.emccfrance.org/deontologie-coach-mentors/

FTSP Thérapie Sexuelle Positive (Dr. Iv Psalti)  / Accréditation Ordre des Psychologues du Québec (R401425-15 et RA01424-15) et SPF Santé Publique Belgique (SR-NR : 2-42932116)